Jacques Dubois, peintre

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« Notre première rencontre remonte lors d’une exposition précédente, le souvenir est flou, la deuxième a eu lieu chez lui, dans son atelier, dans leur maison de Saint-Cyr. Je dis « leur », car il y a Elisabeth sa compagne qui est présente et l’on ressent tout de suite leur aura bienveillante. Puis ce fut la découverte de sa peinture, de la nature peinte en grand format, des diptyques, des paysages sauvages face auxquels on peut se sentir radicalement seul, intensément face à soi-même. Les couleurs sont douces, mais la matière plus rugueuse et les traits parfois abrupts. Le regard scrute et se perd rapidement dans les « rêveries d’un promeneur solitaire ». A chaque toile, Jacques hésite, « non, pas celle-là, elle ne fonctionne pas… », et nous, incrédules, « Mais enfin Jacques, elle est superbe… ». Il nous a fallu du temps pour apprivoiser, rassurer, mettre en confiance cet artiste emprunt de doute, d’ailleurs d’après lui je ne devrais même pas prononcer le mot « artiste ». Quand nous sommes sortis de chez eux (Christophe Bornier et Agathe Occhipinti et moi-même), nous avions tous les trois des cœurs de vingt ans, nos pieds ne touchaient plus terre. Voilà la mystique de Jacques Dubois, et qu’il est bon de la croiser une fois dans sa vie.« 

Hughes Bourgeois,
Galerie La Phartmacie